Nicolas Dupont-Aignan 2012 | Candidat à la Présidence de la République

Éducation

Doper l’école de la République

Effondrement des candidatures au CAPES, profond malaise des professeurs, jusqu’à 30 % des élèves qui sortent du système éducatif sans véritablement maîtriser les fondamentaux : notre école traverse une crise sans précédent !

Ce constat, conséquence des politiques menées par le PS comme l’UMP, doit nous conduire à une véritable remise en question. L’éducation doit ainsi devenir une des priorités majeures du prochain quinquennat. Le délabrement actuel imposera de commencer par reconstruire les fondations d’un système qui, jadis, a pourtant été un exemple pour le monde !

Garantir les savoirs fondamentaux

J’augmenterai le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au français dans le cycle élémentaire de 10 à 16 h (comme en 1969) et je dédoublerai au maximum les classes de CP pour faciliter l’apprentissage de la lecture et limiter toute prise de retard.

Restaurer l’autorité du professeur et du maître sur sa classe

La perte d’autorité des professeurs et des instituteurs est une des raisons majeures des problèmes actuels. C’est pourquoi je propose de réaffirmer l’autorité du conseil de classe pour les décisions de passage ou d’orientation, en limitant les possibilités d’appel, et de donner le pouvoir à tout professeur de convoquer un conseil de discipline sans avoir besoin de l’aval de l’administration. Chaque élève gravement perturbateur devra pouvoir être exclu d’un établissement et pris en charge dans un environnement spécialisé, à vocation disciplinaire et éducative. 

Des enseignants mieux récompensés

NDA à l'écoleLes coupes arbitraires d’effectifs et la dévalorisation de la condition enseignante ont créé un profond malaise dans un corps enseignant pourtant dévoué.

Il conviendra d’assurer une juste évaluation et valorisation du métier d’enseignant. Je propose donc de mettre fin à la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pour permettre de recruter plus d’enseignants là où il y en a besoin (notamment du CP au CE2 pour assurer un meilleur apprentissage des fondamentaux). Il faudra également mieux récompenser les enseignants dans les zones difficiles.

En clair, il faudra s’en prendre à la haute administration pédagogiste et responsable de l’échec actuel pour faire confiance aux instituteurs et professeurs qui se battent au quotidien sur le terrain, souvent avec foi et talent.

Démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur

Depuis quelques décennies, nous assistons à une uniformisation de notre système sur le modèle anglo-saxon, avec un renchérissement du coût des études et une stagnation du niveau d’accès d’une génération aux études supérieures autour de 25 % contre 40 à 50 % dans beaucoup d’autres pays.

Je propose donc de poursuivre l’effort budgétaire en faveur de l’enseignement supérieur pour qu’elle atteigne 2 % du PIB en 2017 et rattraper ainsi notre retard en renforçant le partenariat entre écoles, universités et IUT. Cette augmentation des moyens doit permettre un accès plus démocratique à l’enseignement supérieur par des bourses au mérite et la réduction des frais d’inscription. Pour éviter les problèmes d’orientation, je propose également une vraie sélection au mérite à l’entrée de l’université pour les filières qui ont des problèmes de débouchés. L’État devra également garantir la gratuité des concours pour les grandes écoles qui rackettent aujourd’hui les étudiants souhaitant les intégrer.