Relocaliser un million d’emplois, c’est possible

En 10 ans, la France a perdu près d’un million d’emplois industriels. Ce chômage de masse est la cause principale du déficit de la Sécurité Sociale et de la difficulté à financer nos retraites. Il empêche notre jeunesse de s’intégrer dans la société, il crée l’angoisse du lendemain, la peur du déclassement et une régression sociale inacceptable pour notre pays. C’est pourquoi le combat de l’emploi sera mon combat prioritaire. En effet, il est tout à fait possible de recréer un million d’emplois grâce à une nouvelle politique économique qui, comme au football, s’appuiera sur une « défense » solide (monnaie compétitive, protectionnisme intelligent, loi de patriotisme économique) et une « attaque » performante (plan industriel, baisse des charges pour les petites entreprises).

L’euro cher est une catastrophe pour notre économie. Et pour cause : mettre en œuvre une monnaie unique pour des économies si différentes conduit nécessairement à l’impasse. Je propose donc de sortir de la monnaie unique pour passer à l’euro-franc. Cette monnaie nationale sera intégrée à un nouveau système monétaire européen – dont l’euro pourrait rester l’unité de compte. Sa valeur flexible sera mieux adaptée à la structure de notre économie : dans la mondialisation, mieux vaut de la souplesse qu’un cadre rigide ! Nos entreprises pourront ainsi exporter davantage.

Depuis 1973, la France a renoncé au pouvoir de financer à 0 % par la Banque de France les grands investissements d’avenir de l’État, mécanisme ensuite sanctuarisé par les traités européens. Le monopole de la création monétaire a alors été offert aux banques privées, qui pourtant ne gèrent pas mieux l’inflation que les États ! Je propose donc de reprendre le plein contrôle de notre politique monétaire afin de ne plus dépendre des marchés financiers. La maîtrise de la création monétaire nous permettra de gérer avec rigueur et sérieux notre dette publique, aujourd’hui plombée par les intérêts d’emprunt dus aux banques privées, qui se financent pourtant à 1% auprès de la BCE !

Le libre-échange déloyal provoque une course sans fin au moins-disant social, salarial, fiscal et environnemental. En effet, la France ne peut pas conserver ses acquis sociaux et environnementaux et être en concurrence avec des esclaves en Asie ! C’est pourquoi nous rétablirons des règles commerciales équitables en mettant en place des droits de douane et des quotas, comme le font la grande majorité des pays asiatiques ou d’Amérique latine, afin de relocaliser l’activité en France. Le produit de ces taxes pourra être en partie affecté au financement de notre protection sociale.

Notre déficit commercial bat des records. Je propose de mettre en place un étiquetage précis des produits vendus en France de manière à connaître la part du « fabriqué en France ».

Surtout, j’obligerai les administrations à acheter français à qualité équivalente. Je rétablirai un système d’actions préférentielles pour protéger nos entreprises stratégiques des OPA. Et enfin j’exigerai que les produits importés soient soumis aux mêmes normes sanitaires et sociales que les produits français.

Les petites entreprises sont celles qui créent de l’emploi en France, elles ne délocalisent pas comme les grands groupes. Je mettrai en œuvre deux mesures fortes : diminuer de moitié l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français pour les entreprises de moins de 500 salariés, et exonérer de cotisations sociales pendant cinq ans le recrutement d’un chômeur de longue durée pour une TPE (moins de 10 salariés).

L’écologie est trop souvent conçue et mise en œuvre de manière punitive. C’est pourquoi je la mettrai au service de l’emploi : création de pôles de compétitivité dédiés à l’environnement, formations universitaires et mise sur pied d’un grand service public du recyclage et des filières de substitution aux hydrocarbures (énergie, plastique).

Les DOM-TOM sont un atout considérable pour les énergies renouvelables : il faudra notamment produire du méthanol à partir de la canne à sucre aujourd’hui en déclin et mettre en place une action d’équipement en photovoltaïque des maisons et des toits de bâtiments commerciaux et industriels. Je propose également la réquisition de Total pour mieux réguler le prix de l’essence et afin qu’une partie de ses 10 milliards de bénéfices soit consacrée à la transition énergétique de la France plutôt qu’à être réinvestie dans le pétrole

Le domaine maritime est sans doute un des atouts les plus mal exploités de notre pays. Il emploie 300 000 personnes et génère plus de 50 milliards d’euros de valeur de production. La France est à la tête du deuxième plus grand espace maritime mondial avec 11 millions de kilomètres carrés, soit vingt fois la surface de notre pays. De cet espace, nous pouvons tirer richesse et indépendance.

C’est pourquoi je propose de relancer la construction navale, de valoriser les fonds marins (métaux précieux et rares, hydrocarbures), de développer notre politique portuaire et de consolider et renforcer nos filières d’énergie marine renouvelable (éolienne, hydro-éolienne et géothermie).

Nicolas Dupont project ,

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