Nicolas Dupont-Aignan 2012 | Candidat à la Présidence de la République

Emploi et économie

Relocaliser un million d’emplois, c’est possible

En 10 ans, la France a perdu près d’un million d’emplois industriels. Ce chômage de masse est la cause principale du déficit de la Sécurité Sociale et de la difficulté à financer nos retraites. Il empêche notre jeunesse de s’intégrer dans la société, il crée l’angoisse du lendemain, la peur du déclassement et une régression sociale inacceptable pour notre pays. C’est pourquoi le combat de l’emploi sera mon combat prioritaire. En effet, il est tout à fait possible de recréer un million d’emplois grâce à une nouvelle politique économique qui, comme au football, s’appuiera sur une « défense » solide (monnaie compétitive, protectionnisme intelligent, loi de patriotisme économique) et une « attaque » performante (plan industriel, baisse des charges pour les petites entreprises).

Regardez la vidéo de présentation et du chiffrage des mesures permettant de relocaliser un million d’emploi. Cliquez ici.

Pour une présentation du programme de Nicolas Dupont-Aignan, regardez aussi cette vidéo de la Jeune Chambre Economique Française.

Pour favoriser la production en France : sortir de l’euro cher

L’euro cher est une catastrophe pour notre économie. Et pour cause : mettre en œuvre une monnaie unique pour des économies si différentes conduit nécessairement à l’impasse. Je propose donc de sortir de la monnaie unique pour passer à l’euro-franc. Cette monnaie nationale sera intégrée à un nouveau système monétaire européen – dont l’euro pourrait rester l’unité de compte. Sa valeur flexible sera mieux adaptée à la structure de notre économie : dans la mondialisation, mieux vaut de la souplesse qu’un cadre rigide ! Nos entreprises pourront ainsi exporter davantage.

Regardez la question de Nicolas Dupont-Aignan à Christine Lagarde le 23 novembre 2010 sur l’échec prévisible – et confirmé depuis ! – des plans de sauvetage de l’euro. Cliquez ici.

Se libérer des marchés financiers

Depuis 1973, la France a renoncé au pouvoir de financer à 0 % par la Banque de France les grands investissements d’avenir de l’État, mécanisme ensuite sanctuarisé par les traités européens. Le monopole de la création monétaire a alors été offert aux banques privées, qui pourtant ne gèrent pas mieux l’inflation que les États ! Je propose donc de reprendre le plein contrôle de notre politique monétaire afin de ne plus dépendre des marchés financiers. La maîtrise de la création monétaire nous permettra de gérer avec rigueur et sérieux notre dette publique, aujourd’hui plombée par les intérêts d’emprunt dus aux banques privées, qui se financent pourtant à 1% auprès de la BCE !

Nicolas Dupont-Aignan explique pourquoi il faut sortir de l’euro. Cliquez ici.

Des droits de douane pour stopper la concurrence déloyale

Le libre-échange déloyal provoque une course sans fin au moins-disant social, salarial, fiscal et environnemental. En effet, la France ne peut pas conserver ses acquis sociaux et environnementaux et être en concurrence avec des esclaves en Asie ! C’est pourquoi nous rétablirons des règles commerciales équitables en mettant en place des droits de douane et des quotas, comme le font la grande majorité des pays asiatiques ou d’Amérique latine, afin de relocaliser l’activité en France. Le produit de ces taxes pourra être en partie affecté au financement de notre protection sociale.

Nicolas Dupont-Aignan répond aux questions de Laurence Ferrari sur le protectionnisme intelligent. Cliquez ici.

Les administrations devront acheter du  « Fabriqué en France »

Notre déficit commercial bat des records. Je propose de mettre en place un étiquetage précis des produits vendus en France de manière à connaître la part du « fabriqué en France ».

Surtout, j’obligerai les administrations à acheter français à qualité équivalente. Je rétablirai un système d’actions préférentielles pour protéger nos entreprises stratégiques des OPA. Et enfin j’exigerai que les produits importés soient soumis aux mêmes normes sanitaires et sociales que les produits français.

 

 

Moins de charges pour les entreprises qui investissent en France

Les petites entreprises sont celles qui créent de l’emploi en France, elles ne délocalisent pas comme les grands groupes. Je mettrai en œuvre deux mesures fortes : diminuer de moitié l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français pour les entreprises de moins de 500 salariés, et exonérer de cotisations sociales pendant cinq ans le recrutement d’un chômeur de longue durée pour une TPE (moins de 10 salariés).

Des banques sous contrôle pour financer l’économie réelle

La crise financière a révélé la monstruosité d’un système bancaire qui privatise ses profits mais collectivise ses pertes, tout en jouant l’argent des épargnants au casino sur des marchés anarchiques. Pour éviter les excès du passé, je mettrai en œuvre la séparation des activités de banques d’affaires et de banques de dépôt, je ferai établir des normes bancaires strictes en interdisant le « hors bilan » et les activités les plus spéculatives. Je ferai aussi développer un pôle bancaire de service public plus important autour de la Banque Postale, afin de financer les entreprises et ne pas utiliser l’épargne des français pour spéculer sur les marchés.

Mettre au pas les spéculateurs

financeAujourd’hui, l’économie réelle est soumise aux humeurs irrationnelles et exubérantes des marchés et à leurs intérêts privés. Il faudra par conséquent introduire un contrôle de mouvement des capitaux aux frontières afin de limiter la spéculation et en finir avec les « parasites fiscaux ». Une taxe Tobin d’au moins 0,1 % sur toutes les transactions financières sera instaurée avec les Étas européens volontaires dans le cadre de ce contrôle des capitaux. j’instaurerai également un salaire maximum pour les entreprises dans lesquelles l’état a une participation afin qu’il ne soit pas possible de gagner plus de 36 fois le SMIC, quel que soit son niveau dans la hiérarchie de l’entreprise.

Investir massivement dans l’innovation et la recherche

La France a créé les filières spatiale, aéronautique, ferroviaire ou nucléaire sous l’impulsion de l’État et sans le concours de la commission européenne ou de M. Barroso !

En m’appuyant sur des pôles de compétitivité renforcés, qui associeront public et privé, écoles d’ingénieurs, universités, organismes de recherche et industrie, j’investirai dans les filières d’avenir dans le cadre du Plan (énergies renouvelables, transports non polluants, recyclage, biotechnologies), en portant notre effort de recherche à 3 % du PIB et en nous associant au cas par cas à des partenaires européens.

Je propose de redonner à l’État français le contrôle de sa recherche afin d’arrêter la casse de nos grands organismes de recherche par l’Union Européenne et de revaloriser le métier de chercheur. Je propose également de faire du doctorat un diplôme garant d’une formation et réajuster la grille de la fonction publique en conséquence. Enfin, je souhaite mieux distinguer enseignement et recherche, et mettre en place des comités d’évaluation distincts.

Des impôts plus justes pour un budget mieux équilibré

Parce que des déficits excessifs menacent notre modèle social et que les premières victimes des plans d’austérité sont les plus modestes, je propose une gestion rigoureuse des finances publiques sans pour autant casser la croissance. Nous financerons ainsi toutes nos mesures par les recettes générées par le retour de l’activité économique, qui sera facilité par la sortie de l’euro, le protectionnisme intelligent et la baisse des charges.

Nous pourrons alors mettre en place des mesures de lutte contre les gaspillages, notamment en adoptant une fiscalité plus juste : réduction drastique des niches fiscales, rapprochement de la fiscalité des revenus du capital sur celle des revenus du travail, nouvelle tranche d’impôt sur le revenu à 50 % pour les revenus supérieurs à 300 000 euros par an et réforme de la fiscalité des grands groupes (fin de la loi Copé).

Je mettrai également en œuvre un « impôt de citoyenneté », afin que chaque français qui réside à l’étranger soit soumis à une taxe minimale et ne soit pas encouragé à l’évasion fiscale : il ne sera ainsi plus possible de profiter de Saint-Tropez et des meilleurs hôpitaux français tout en résidant à Monaco sans contribuer à l’effort national français.

L’écologie au service de l’emploi : en finir avec l’écologie punitive

environnementL’écologie est trop souvent conçue et mise en œuvre de manière punitive. C’est pourquoi je la mettrai au service de l’emploi : création de pôles de compétitivité dédiés à l’environnement, formations universitaires et mise sur pied d’un grand service public du recyclage et des filières de substitution aux hydrocarbures (énergie, plastique).

Les DOM-TOM sont un atout considérable pour les énergies renouvelables : il faudra notamment produire du méthanol à partir de la canne à sucre aujourd’hui en déclin et mettre en place une action d’équipement en photovoltaïque des maisons et des toits de bâtiments commerciaux et industriels. Je propose également la réquisition de Total pour mieux réguler le prix de l’essence et afin qu’une partie de ses 10 milliards de bénéfices soit consacrée à la transition énergétique de la France plutôt qu’à être réinvestie dans le pétrole.

Exploiter notre potentiel maritime, notamment pour le développement des DOM-TOM

Le domaine maritime est sans doute un des atouts les plus mal exploités de notre pays. Il emploie 300 000 personnes et génère plus de 50 milliards d’euros de valeur de production. La France est à la tête du deuxième plus grand espace maritime mondial avec 11 millions de kilomètres carrés, soit vingt fois la surface de notre pays. De cet espace, nous pouvons tirer richesse et indépendance.

C’est pourquoi je propose de relancer la construction navale, de valoriser les fonds marins (métaux précieux et rares, hydrocarbures), de développer notre politique portuaire et de consolider et renforcer nos filières d’énergie marine renouvelable (éolienne, hydro-éolienne et géothermie).

Permettre à nos agriculteurs et pêcheurs de vivre de leur travail

Notre agriculture meurt malgré le courage de nos agriculteurs, puisque les bas prix se font au détriment de la qualité et de la sécurité sanitaire des aliments. Il est inadmissible d’avoir abandonné nos agriculteurs au « dumping salarial » et sanitaire des marchés. Il faudra donc rétablir des prix de soutien minimaux (notamment un prix minimal garanti pour le lait), assortis si besoin de quotas pour éviter les surproductions.

Je restaurerai les aides directes aux agriculteurs et j’encadrerai les importations pour protéger notre production et la qualité de notre alimentation.

Pour la pêche, je propose de stabiliser les prix en réintroduisant des prix de soutien pour permettre aux pêcheurs de vivre de leur travail. Je propose de mettre en place des taxes sur les importations de poissons en fonction des différentiels de coûts salariaux et de normes environnementales ainsi que des compensations en cas d’arrêts biologiques ou de danger d’extinction. Enfin, je propose de supprimer le permis à points européen qui, de toutes les façons, n’est pas appliqué de la même manière partout.

Regardez l’intervention de Nicolas Dupont-Aignan au congrès de la FNSEA en cliquant ici.